Mon ami Jacques Bergeron de Montréal me transmet ce texte interpelant ce 1er mai 2008:

Aujourd’hui, 1er
mai et jour de la fête des travailleurs, il me vient à l’esprit que plusieurs
concitoyennes et plusieurs concitoyens du monde ne pourront fêter avec nous
cette grande fête de l’homme en chômage volontaire pour une journée, puisque
des millions de personnes ne peuvent travailler et se nourrir, et encore moins
profiter de cette belle journée ensoleillée, chez nous, à tout le moins. Comment
faire pour permettre à toutes ces personnes de retrouver le sourire alors
qu’elles ne peuvent manger à leur faim?

Lorsque je vois,
aux bulletins de nouvelles de notre société d’état ou des chaînes de
télévision, comme TVA, TQS, LCN,et même sur TV5 monde, que des centaines de
millions de personnes ne peuvent se payer un simple petit plat de riz à cause
de l’incurie du monde capitaliste et des actionnaires des sociétés de ce
monde,je me demande ce que je pourrais faire dès aujourd’hui, afin de permettre
à ces gens de se payer ce petit plat de riz qui permettra à un enfant de manger
aujourd’hui ce plat que l’on me sert chez le restaurateur «Asiatique» pour accompagner mon repas.

En y pensant
bien, je dois reconnaître que les denrées dont sont privés nos concitoyens du
monde, ont atteint un tel prix par la faute, bien sûr,des actionnaires des
sociétés capitalistes pour qui les profits sont plus importants que la vie de
leurs concitoyens, mais aussi quelque peu parce que j’achète le pétrole et ses
dérivés pour «nourrir la voiture» qui me conduit vers l’endroit où je veux me
rendre, souvent sans aucune considération pour l’air que je fais respirer à mes
concitoyens, et les coûts des denrées qui suivent la courbe ascendante du baril
de pétrole, que l’on utilise pour produire certaines denrées alimentaires.

Je me dis que je
peux continuer à agir comme je le fais depuis de nombreuses années, même en
jour de la fête des travailleurs qui devrait m’inviter à réfléchir sur mes
comportements sociaux, ou je pose quelques actions pouvant avoir des effets
bénéfiques pour mes concitoyennes et mes concitoyens et la terre qui nous
accueille toutes et tous temporairement, il faut bien s’en souvenir.

En ce «1er» mai
2008, alors que je vais me rendre avec mon épouse et un ami «dîner» dans un
restaurant «Vietnamien», je prends la
résolution de ne plus accepter le plat de riz accompagnant mon repas.

Je demanderai
qu’on me serve, plutôt, et davantage, de la bonne salade de légumes qui
accompagne mon plat, en souhaitant que ma petite démarche soit appuyée, je
devrais dire suivie, par des millions de gens qui se rendent chaque jour manger
un repas asiatique, ou d’un autre genre, repas quelques fois accompagné de riz.